Karl Fritz était un caporal de l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale qui a eu lieu du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918. Lors de cette guerre, Karl appartenait au 10e bataillon de chasseurs alpins.

Dans sa lettre, Karl a tenté de raconter son calvaire à sa famille.

La lettre débute avec le 2 août où Karl se trouvait à Saint-Laurent.  Après le signal d’alerte, Karl et ses compagnons sont transportés avec des véhicules jusqu’à quelques kilomètres du front de Verdun, une région de la Lorraine.

L’armée allemande se trouvait à la sortie de Fleury-devant-Douaumont, à 100 kilomètres de Verdun, où il y a eu une des plus longues et des plus dévastatrices batailles de la Première Guerre mondiale: La bataille de Verdun (21 février 1916 – 19 décembre 1916).

Les soldats ont vu la mort de près, enfouis dans des trous d’obus.

Les conditions de vivre étaient piètres, ils souffraient de soif et de faim et étaient enserrés de cadavres. Karl faisait partie d’un groupe de camarades, où malheureusement chacun ne pensait qu’à soi et à survivre.

Puis ils ont traversé, sous les tirs de feu des Français, le fort de Douaumont, un lieu où on ne trouvait que des morts et blessés. Il décrit également sa compagnie sous les ordres d’un supérieur toujours absent, une compagnie qui a perdu près de quarante hommes, succombé ou blessés par les munitions.

Ensuite, le départ pour Spincourt, à 80 kilomètres de Fleury, où ils sont transportés à la destination de Grandpont. Karl a fini sa lettre en mentionnant le retour à leurs positions devant Chapelle tout en embrassant ses proches.

La lettre de Karl Fritz m’a fait rréfléchir, je ressens de la pitié pour les personnes qui ont vécu dans cette période. Il est important pour les générations futures d’avoir des récits authentiques pour ne pas oublier cette phase horrible humaine. Grâce à ce témoignage, on peut s’imaginer ce que les soldats ont vécu et senti pendant leur calvaire. Mon arrière-grand-mère m’a toujours raconté des histoires de la Deuxième Guerre mondiale, qu’elle a vécue pendant son adolescence. Je suis rassurée de ne pas être forcée de vivre pendant une période de guerre et que l’on vit pendant des décennies en paix dans nos régions. Malheureusement, on n’est pas à l’abri des dangers de guerre, même en Europe. Une guerre peut vite éclater de façon imprévue, même sur notre continent, comme en Yougoslavie pendant les années 1990.