René Jacob, un simple boulanger, fils d’un charron et lui même marié et père de famille a dû tout quitter pour aller en guerre. Il a tout abandonné pour accomplir son destin.

Voilà qu’il perd la vie à Verdun en 1916.

Voici son histoire…

Dès le début, René perd ses repères et ne trouve pas les mots pour décrire son entourage. Il n’est pas habitué à une telle expédition. Une marche de ce genre n’est pas seulement physique, mais attaque aussi le moral. Il a parcouru un grand nombre territoires à pied, mais aussi avec le bateau. C’est quand il est arrivé au plateau du nord qu’il n’a pas crû à ses yeux. L’angoisse l’envahit lorsqu’il aperçoit tous les cadavres. C’était horrible. Tout le monde connaît la série ‘ The walking dead ’. Imaginez-vous tous ces cadavres en vie réelle. C’est à ces images terrifiantes qu’il a dû faire face.

René est sous le choc et n’arrive pas à faire sortir un mot. Il ne lui reste qu’analyser les cadavres. Il explique que les cadavres avaient déjà changé de couleur. Les chaires étaient devenues noirâtres et verdâtres. À part la couleur du cadavre, il a dû apercevoir les différentes parties du corps qui ont quitté le corps lors de la bataille. Il y a des morceaux de corps, ainsi que des organes un peu par tout sur champ. Sous le soleil, l’odeur était d’autant plus insupportable. Il n’y a pas que des cadavres humains, mais aussi ceux des animaux. Comme chez la nourriture, lorsqu’elle est pourrie, les mouches commencent à envahir les cadavres. Les soldats sont morts dans leur position d’attaque. Cette odeur lui fait peur. Elle lui fait ressentir que la mort est omniprésente et qu’elle s’approche toujours plus.

Il reprend son esprit et réalise que ceci n’est pas le pire. Qu’il y ait plein de cadavres est normal en période de guerre. Ce que lui choque et la touche le plus est de voir comment les cabanes et les maisons, habitées par des familles, ont été massacrées. Des entières familles ont été assassinées sans qu’elles aient participé à la guerre.

À mon avis René a été choqué le plus des destructions des maisons et des massacres familiaux, parce que lui même avait une femme et était père de famille. Après sa brève description de la situation à laquelle il a dû faire, je suis content de ne pas avoir y participé. Je n’aurais pas plus affronté tous ces cadavres dans cet état et encore moins en restant tout calme comme René. Profondément, René a surement été bouleversé par ces résultats effrayants, mais comme c’était d’un coup sec, il n’a pu réaliser ce qu’il entourait et ne montrait donc aucune émotion. Lorsqu’il prend souffle et réalise que ça pourrait été sa famille, il comprend la gravité de la situation et éprouve du chagrin et a peur. La peur n’a pas duré très longtemps, car René a connu la mort en 1916.

Malgré sa mort, René Jacob, un courageux soldat et merveilleux époux ainsi que père de famille, a bien accompli son devoir et restera graver dans nos mémoires à jamais.