La communication entre les troupes et la collecte d’informations a toujours été primordiale pour des attaques couronnées de succès.

Renseignement

L’invention du télégraphe sans fil (radio) est une grande innovation au 20e siècle. Les radios permettent de garantir une communication air-sol, air – eau assez efficace. Une communication permanente entre Artillerie et infanterie est très importante: il faut informer l’artillerie sur la position ennemie pour éviter des tirs de son propre camp.

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Pourtant, les radios sont peu commodes et lourdes  et manquent de fiabilité, d’où ils ne sont guère utilisés par les troupes au sol. De plus, la communication par radio est très dangereuse: Non chiffrée (seulement par le code morse), elle peut être interceptée par l’ennemi.

Par conséquent, on  préfère l’utilisation de téléphones filaires, les téléphones de campagne compacts que les troupes emportent pendant les offensives. Des spécialistes doivent  poser des lignes de téléphone pour relier les observateurs et les artilleurs. Ils doivent donc dérouler un câble fragile pendant la bataille qui peut être très facilement détruite par les artilleries et qui nécessite des réparations permanentes.

Ainsi il est difficile de maintenir le contact avec les différents éléments de l’armée dans le chaos des combats:  les artilleurs ne sont pas informés en permanence de la position des ennemis et de leurs propres troupes: un facteur d’incertitude qui peut se révéler fatale.

Souvent, le seul moyen d’assurer la communication est d’envoyer des soldats sous les tirs pour transporter des messages écrits, ce qui est un mode de communication lent et hasardeux.

D’autres moyens de permettre une communication entre les troupes sont des animaux transportant des lettres, comme des pigeons voyageurs. On utilise aussi des signaux lumineux ou fusées de différentes couleurs pour transmettre des messages.

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L’aviation était souvent sous-estimée bien qu’elle soit plus efficace que la cavalerie pour  localiser des ennemis et informer l’artillerie sur les impacts de leurs obus. L’introduction de la photographie aérienne permet de réaliser des tirages montrant la position des tranchées ennemies et la configuration de leur artillerie. Des ballons fixés au sol permettent une communication directe entre observateurs aériens et les troupes au sol, par le biais de câbles téléphoniques.

 

Espionnage

L’espionnage existe depuis des milliers d’années. Déjà en Égypte antique, l’espionnage était un des moyens les plus utilisés en diplomatie nationale et internationale. Au début du 20e siècle, l’espionnage était d’une valeur hors de prix. Les Etats qui se préparaient pour la guerre ont paniquement cherché à obtenir des informations sur leurs adversaires potentiels. Dans la perspective de la Première Guerre mondiale, l’espionnage a connu un véritable boum d’agents.

Les instruments de travail des espions :

Les instruments de communication :

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  • Messages écrits sur des timbres avec une plume d’oie très fine et une encre transparente. Les espions plus expériencés ont même pu écrire des rapports entiers d’environ 1500 mots. On utilisait des plumes d’oie puisque les plumes en métal sont exposées à la corrosion lors du travail avec des produits chimiques.
  • Télégrammes encryptés d’après un certain schéma. Pour un espion, un des plus grands succès était de trouver un livre de déchiffrement ennemi, car ils peuvent ensuite déchiffrer tous leurs messages jusqu’à ce qu’ils changent le schéma d’encryption.

Les instruments de dévoilement d’informations :

  • Bagues avec du poison pour tuer leurs victimes en cas de besoin. En cas de découverte, elles permettaient un suicide garanti et rapide.Esp7
  • Caméra très petite avec un déclencheur automatique pour l’attacher à des oiseaux afin de faire des photos du territoire adversaire et de ne pas courir trop de risque. On utilisait le plus souvent des pigeons puisqu’ils peuvent mémoriser leur chemin et revenir.

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  • Camouflage de la vraie identité :Esp9

Des uniformes militaires de l’ennemi étaient souvent utilisés pour ne pas être découverts immédiatement. De plus, chaque agent recevait un pseudonyme afin de protéger sa famille en cas de découverte.

  • Gants en caoutchouc pour ne pas se faire mal par le barbelé lors du passage de la frontière.

 

 

 

 

Les services secrets des puissances principales dans la 1ère Guerre mondiale :

Grande-Bretagne :

  • Lutte contre le danger présenté par l’espionnage allemand
  • Mansfield Cumming et Vernon Kell ont été mandatés de fonder un nouveau service de renseignements (Secret Intelligence Service)
  • Cette organisation a été divisée en MI6 (espionnage) et en MI5 (contre-espionnage)

Russie :

  • Pas de service de renseignements centralisé
  • Les administrations ont travaillé dans leur propre domaine (très dispersé)
  • Réforme en 1906 : formation de service de renseignements
  • Les effectifs étaient les mêmes mais les directeurs ont été alternés

Allemagne : Esp12

  • Directeur du service de renseignements : Walter Nicolai
  • Il était très jeune ; donc il n’était pas pris en sérieux, ce qui provoquait des restrictions de ses actions dont beaucoup d’agents ont souffert.

 

France :

  • Affaire Dreyfus : officier Alfred Dreyfus a été arrêté à tort pour l’espionnage pour l’Allemagne
  • Budget et effectifs ont été réduits après cette affaire Dreyfus
  • Avant la guerre : Reformation du service de renseignements, mais trop lentement
  • Donc : Marshall Joffre a créé son propre bureau
  • Ces deux organisations se sont dérangées elles-mêmes

États-Unis : Esp15

  • Service de renseignements très dispendieux à cause d’une entrée en guerre très tard
  • Directeur : Ralph Van Deman
  • 1916 : seulement trois membres
  • À la fin de la guerre : 1000 espions

 

Quelques exemples d’espions célèbres :

Somerset Maugham (1874-1965):

Dès le début de la 1re Guerre mondiale, Maugham a travaillé comme espion pour le SIS britannique (Secret Intelligence Service). Il travaillait majoritairement en Suisse où il collectait toutes les informations d’autres espions qui travaillaient en Allemagne et les transmettait en Angleterre. En 1917, Maugham a été envoyé en Russie pour empêcher que ceux-ci arrêtent la guerre. Malheureusement, sa mission ne pouvait pas être accomplie à cause de la Révolution d’octobre (Russie devient le premier État communiste). Maugham était un des seuls à ne pas avoir été démasqué comme étant un espion. Après la guerre, Somerset Maugham a commencé à écrire des nouvelles, des drames ainsi que des romances. Il meurt le 16 décembre 1965 à Nice.

Mata Hari (1876-1917):

Personne ne sait quand et pourquoi Mata Hari a commencé à travailler comme espionne pour les Allemands. Elle a été toujours bien payée pour ses informations. Comme elle voulait encore plus d’argent, elle commençait à travailler simultanément pour les Allemands et les Français. Comme elle était danseuse, elle avait un simple moyen pour obtenir des informations des généraux adversaires. Quelques-unes de ses informations ont même sauvé la vie de quelques milliers de Français. Néanmoins, elle a été condamnée en 1917 à Paris pour avoir aidé les Allemands et fusillée.

Punitions en cas de dénoncement :

  • Fusillement à placeEsp20
  • Pente à la potence

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  • Dans des cas très rares: Prison

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Conclusion :

Avant la Première Guerre mondiale, les puissances principales avaient placé leurs agents dans la campagne des adversaires. Grâce au grand effort en contre-espionnage, les agents devaient être très prudents : Déjà le jour du début de la guerre, le Scotland Yard avait déjà trouvé 22 espions allemands. Ce qui est la raison pour laquelle l’Allemagne n’avait plus d’espions en Grande-Bretagne au début de la guerre. Le contre-espionnage ni de la France, ni de la Russie, ni de l’Allemagne ou de l’Autriche ne pouvait trouver tous les espions ennemis. De nouveaux agents ont été placés dans des États neutrals par exemple l’Espagne ou la Suisse. Bien que l’espionnage ne soit plus si efficace qu’auparavant, quelques agents avaient encore beaucoup de succès et ont livré de grands avantages à leur pays.

Auteurs:

  • HEINRICH Ben
  • HILBERT Jacques
  • ZHOU Hui Shan

Sources:

Sources des images:

Sources de texte :